10 pays perdent leur droit de vote à l’Assemblée Générale de l’ONU

Dix pays dont le Liban perdent leur droit de vote à l’AG de l’ONU

 

Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU, a annoncé vendredi que dix pays dont le Liban, le Venezuela et la Centrafrique, avaient perdu leur droit de vote à l’Assemblée générale.

Le motif invoqué lors du point-presse quotidien ces pays avaient accumulé trop d’arriérés dans leurs contributions obligatoires dues aux budgets de l’ONU. Du coup, sur les dix pays, (Centrafrique, Comores, Gambie, Liban, Lesotho, Sao Tomé et Principe, Somalie, Tonga, Venezuela et Yémen) s’appliquait l’article 19 de la charte des Nations Unis.

Cette dernière stipule que l’ONU dans son article que tout pays n’ayant pas contribué pour les deux années écoulées ou dont le montant les arriérés est égal ou supérieur sera suspendu.  Toutefois exceptionnellement, au mois d’octobre l’Assemblée générale de l’ONU qui peut permettre le droit de vote sous conditions (circonstances indépendantes de leur volonté) avait autorisé les Comores, Sao Tomé et Principe et la Somalie à continuer à exercer leur droit jusqu’à la fin de la session actuelle en septembre sous couvert qu’ils s’acquittent des manquements dus.

Mine de rien cette part payée communément par chacun des Etats membres de l’institution, contribue au budget de fonctionnement de l’ONU qui s’élève à 3 milliards de $ alors que les opérations de paix coutent à l’ONU 6 milliards de $.

Si à la lecture des pays mauvais payeurs on constate que nombre d’entre eux qui se trouvent être en difficultés financières n’aient pas pu s’acquitter du montant de la contribution, force est de constater cependant que le Liban qui se trouve dans cette liste est en quelque sorte l’intrus de service, si l’on peut oser dire.

Du coup au pays du cèdre les concernés se rejettent la patate chaude. Dans un communiqué, le ministère libanais des Affaires étrangères rejette toute responsabilité dans cette affaire et s’estime blanc de blanc car pour se faire, il se dit avoir mené la procédure légale en usage et ce dans le temps imparti. Pire, il estime que cette affaire dont le Liban se serait volontiers passé, porte « atteinte aux intérêts du Liban et au prestige de l’Etat » et pointe du doigt le ministère libanais des Finances.

L’argentier réplique, en affirmant ne pas avoir reçu de demande de paiement des frais requis. « Le calendrier des paiements étant établi de manière indépendante, chaque année, selon les demandes des autorités concernées ». Tout en soulignant cependant, « n’avoir reçu qu’une seule demande de paiement, ce samedi matin », le ministère assure que le montant serait payé lundi en espérant une clémence onusienne.

 

AfroActu.com

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