Belgique: le parti nationaliste N-VA brigue le poste de premier ministre

Le chef de file du parti nationaliste Alliance néoflamande (N-VA), Bart De Wever, le 8 décembre.

 

Le parti nationaliste Alliance néoflamande (N-VA) a lancé, lundi 14 janvier, la campagne pour les élections législatives et régionales qui se dérouleront le 26 mai en Belgique, en même temps que les européennes. Au cours d’une conférence de presse, la formation de Bart De Wever, le président et bourgmestre (maire) d’Anvers a confirmé la relance de son programme institutionnel avec, en ligne de mire, l’instauration d’un système « confédéral », qui verrait un maximum de compétences exercées par les régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles) tandis que celles de l’Etat fédéral seraient réduites à leur plus simple expression.

Pour aboutir à ce qui est le véritable but de ce parti – le démantèlement du royaume –, la N-VA, qui avait accepté de remiser temporairement son projet et d’entrer dans un gouvernement fédéral en 2014, pousse les feux : elle annonce que M. De Wever ambitionne de devenir le ministre-président de la Flandre après mai 2016 tandis que Jan Jambon, ex-ministre de l’intérieur du gouvernement de Charles Michel, briguera le poste de premier ministre. Les deux annonces sont inattendues : M. De Wever affirmait jusqu’ici vouloir rester à la mairie d’Anvers (où il vient, à la surprise générale, de conclure un accord avec le parti socialiste Sp.a) et, généralement, la désignation du chef du gouvernement fédéral ne s’opère qu’après de longues tractations et la désignation par le roi d’un « formateur », capable de rapprocher les points de vue des partis et de jouer les conciliateurs.

Empêcher le retour du PS francophone

M. De Wever explique qu’il entend, avant tout, empêcher le retour au pouvoir du PS francophone. Le président de ce dernier, Elio Di Rupo, annonçait, il y a quelques jours « la reconquista, la remontada » de son parti qu’il espère bien ramener au pouvoir après cinq années d’opposition. MM. De Wever et Jambon déclarent qu’ils refuseront de voir remis en cause le programme socio-économique et sécuritaire qu’ils ont appliqué depuis 2014. Antérieurement, ils avaient aussi affirmé qu’ils exigeraient que la Belgique se retire du pacte des Nations unies sur la migration. L’approbation de celui-ci par M. Michel avait entraîné, en décembre dernier, le départ des ministres de la N-VA et la mise en place d’une équipe gouvernementale chargée des « affaires courantes » jusqu’en mai.

Afroactu.com

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