Carlos Ghosn clame son innocence et assure que son procès «est politique»

 

Carlos Ghosn clame son innocence et assure que son procès « est politique »

 

Carlos Ghosn était en ce mercredi 8 janvier à Beyrouth comme promis devant les caméras pour une contre-attaque médiatique dans une salle du siège du Syndicat libanais de la presse, à Beyrouth où s’est tenue une conférence de presse très attendue. C’est devant 144 journalistes accrédités que l’ancien président-directeur général de Renault-Nissan-Mitsubishi, a distillé savamment ses déclarations et s’est dit, heureux de pouvoir «enfin communiquer librement avec les médias ».

Il ne s’est pas expliqué sur sa fuite rocambolesque du Japon, dont il n’a pas voulu en dire plus si ce n’est cette phrase, « j’allais mourir, il fallait que je m’en sorte. J’étais l’otage du Japon un pays que j’ai servi 17 ans durant ».

Il s’est surtout exprimé sur les tenants et les aboutissants de son affaire. En effet Carlos Ghosn, le magnat déchu de l’automobile, est accusé de malversations financières et visé par un mandat d’arrêt. Pire sa femme vient visée par la justice japonaise pour « faux témoignage ».

En bon orateur, amaigri mais combatif, Carlos Ghosn  s’est présenté comme le sauveur de Nissan et a présenté des « preuves réelles » montrant qu’on voulait le faire tomber au Japon et en remerciant le Liban seul pays à l’avoir soutenu dans ses moments difficiles. Il a également mis en garde en déclarant « J’ai des noms mais les gens du pouvoir je les épargnerai pour ne pas mettre dans l’embarras le Liban ».

Sans citer les officiels du Japon donc, il a accusé les procureurs et une poignée de dirigeants de Nissan d’avoir ourdi à son encontre un complot un mot qu’il a osé « parce que c’est organisé » a-t-il poursuivi. « Au Japon le taux d’inculpation est de 99, 90% et pour les étrangers c’est plus », a-t-il ajouté.

Durant une heure, Carlos Ghosn a critiqué le système judiciaire japonais « où l’on ne cherche pas à faire la preuve mais la confession », et dénoncé sa lourdeur  qui n’attache aucune considération à la présomption d’innocence. Il a en outre dénoncé les conditions de ses 135 jours de détentions et rabâché sa fameuse phrase qu’il avait eu lors de son arrivée au Liban « « Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique ». Il a également fait la distinction entre l’affaire Renault Nissan les responsables industriels, politiques et le peuple japonais dont il a cherché d’un « j’aime le Japon, mes enfants y ont été éduqués » d’attirer la bienveillance.

Enfin, il a en outre dressé un tableau noir des performances actuelles de Renault-Nissan-Mitsubishi qui dit-il est la seule alliance à avoir plongé alors que les autres ont connu des hausses de 12%.

 

AfroActu.com

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