Des maliens réclament une transition militaire

Hier mardi 8 septembre, les partisans du mouvement du 4 septembre (M4) s’étaient réunis au boulevard de l’Indépendance de Bamako. L’objectif était de soutenir l’armée malienne, précisément les membres du comité national pour le salut du peuple (CNSP) transition militaire.

Pour exprimer leur soutien aux forces armées et de sécurité du Mali (FAMa) et singulièrement à la junte, des Maliens s’étaient encore réunis au boulevard de l’Indépendance de Bamako, capitale du pays. Composés d’hommes et de femmes, ils étaient nombreux à plaider pour une transition militaire et à déplorer la position de la CEDEAO.

Commencé à partir de 14h, ce rassemblement avait pour but de montrer à la communauté nationale et internationale que les membres du CNSP bénéficient du soutien du peuple pour la gestion de la transition. Pour la circonstance, les manifestants scandaient : « Vive l’armée malienne » ; « vive le CNSP ».

Devant le public, Seydou Omar Traoré, membre du M4, a déclaré :« Nous voulons qu’il y ait une bonne gouvernance dans le pays et une bonne transition. Nous sollicitons une transition militaire ». Aussi, a-t-il rappelé que depuis l’arrivée des membres du comité national pour le salut du peut (CNSP) à la tête du pays, les Maliens ont constaté qu’ils en train de faire de leur mieux pour enrayer le terrorisme sur le territoire.

Il dit avoir fait confiance aux miliaires qui pourraient être une solution pour le Mali : « Nous leur faisons confiance, ajoute Seydou Oumar, parce qu’ils ont refusé l’argent que certains tentaient de les proposer en disant qu’ils sont venus pour construire ce pays ». L’animateur de radio termine en ces termes : «Nous soutenons le CNSP jusqu’à la mort et nous ne voulons que les militaires à la tête de cette transition et non un civil ».

Quant à Alassane Tangara, membre du M4, ajoute : « de nos jours, le Mali a trop souffert. De l’indépendance à nos jours, 5 présidents se sont succédés à la tête du pays. Mais Hélas, toutes nos valeurs d’antan ont été détériorées par ce système démocratique ». Ce dernier tient à clarifier qu’un civil ne peut pas gérer cette transition. « Au nom de Dieu, déclare Alassane, un civil ne peut pas gérer cette transition ».

Vu la pression de la CEADEAO et de certains politiques nationaux, l’intervenant invite les Maliens à croire en eux-mêmes et à ouvrir leurs yeux. Il rassure que les militaires puissent être une solution pour le Mali. Et de poursuivre en relayant que : « seul le peuple malien peut être une solution à cette crise et non la France, encore moins la CEDEAO ».

Depuis que nous sommes là, dit-il, ce sont les politiques qui dirigent. De son avis, ce sont les hommes politiques qui ont mis ce pays à terre. Pour lui, le Mali nouveau se construit avec des jeunes et non avec des vieux qui, depuis 1991 à nos jours, continuent d’occuper des postes ministériels du pays. Ce qui l’amène à demander à ce que les vieux politiques soient écartés. En tout état de cause, les participants étaient visiblement tous unanimes d’une chose : gestion d’une transition par un militaire.

Mamadou Diarra

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