États-Unis: les difficultés judiciaires et politiques s’accumulent pour Donald Trump

Donald Trump a surmonté tant d’obstacles depuis son entrée en politique que l’on peut être tenté de relativiser la somme des mauvaises nouvelles enregistrées au cours d’une semaine difficile. Elle s’est conclue provisoirement, vendredi 14 décembre, par de nouvelles accusations de son ancien avocat, Michael Cohen, et par la révélation du Wall Street Journal selon laquelle la justice s’intéresse désormais au financement des cérémonies d’investiture qui avaient accompagné son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2017.

L’accumulation d’embarras à laquelle fait face Donald Trump est sans précédent. Elle souligne à la fois le poids grandissant des enquêtes qui le menacent, au moins politiquement, et l’affaiblissement de la présidence à la suite du résultat des élections de mi-mandat, il y a un mois.

Car la condamnation à trois ans de prison de Michael Cohen, le 12 décembre, n’a pas mis un terme aux investigations des procureurs de New York à propos de l’achat du silence, à la veille de l’élection présidentielle de 2016, de deux femmes qui assurent avoir entretenu une relation extraconjugale, une décennie plus tôt, avec le magnat de l’immobilier. Ces transactions sont considérées comme des infractions aux règles sur le financement des campagnes électorales parce qu’elles n’ont pas figuré dans les comptes du candidat alors qu’elles ont pesé sur la campagne.

Après avoir initialement nié ces relations avec une ancienne actrice pornographique et un ancien modèle du magazine Playboy, le président américain a changé plusieurs fois de version. Il assure à présent ne pas avoir été informé des modalités de ces transactions, présentant son ancien avocat comme unique responsable, prêt à tous les mensonges pour obtenir la mansuétude de la justice.

Sous la menace du procureur spécial Mueller

« Je ne pense pas que quelqu’un puisse croire cela », a rétorqué ce dernier, vendredi matin, au cours de la matinale d’ABC, l’une des plus regardées des Etats-Unis. « Tout d’abord, rien de ce qui était fait au sein de la Trump Organisation ne pouvait avoir lieu sans l’assentiment de M. Trump. Il m’a ordonné d’effectuer ces versements, il m’a ordonné d’être impliqué dans ces affaires », a-t-il ajouté.

De nombreux juristes considèrent qu’un président ne peut pas être poursuivi pour de tels faits pendant la durée de son mandat, mais une mise en cause directe par la justice serait très coûteuse politiquement.

Afroactu.com

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