Iran: cessation d’activités des entreprises allemandes

Daimler prévoyait de fabriquer et de vendre des camions de la marque Mercedes en Iran dans le cadre d’un partenariat avec des entreprises locales.

Le constructeur allemand qui a été présent dans ce pays pendant cinq décennies jusqu’en 2010 évoque également l’évolution moins favorable de l’économie iranienne et de son marché automobile pour justifier son retrait.

D’autres grandes entreprises allemandes préfèrent se retirer par crainte des sanctions américaines. C’est le cas d’Adidas qui avait signé un contrat avec la fédération iranienne de football l’an passé. Ou encore de Siemens. Son PDG a comparé récemment en chiffres les enjeux pour son entreprise : 60 000 salariés aux Etats-Unis et 24 milliards de dollars de chiffre d’affaires contre 600 millions en Iran.

D’après la chambre de commerce germano-iranienne, les PME allemandes pourraient ne pas modifier leur stratégie si elles sont absentes du marché américain. Cela vaut notamment pour les machines-outils.

Les ventes allemandes vers l’Iran avaient augmenté de 16% l’an passé, pour une part cependant modeste des exportations allemandes de 0,2%. Mais la RFA reste un partenaire commercial important. Des liens hérités du passé : dans les années 1970, ce pays était le deuxième partenaire économique de l’Allemagne à l’extérieur de l’Europe, derrière les Etats-Unis.

Rfi

 

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