JO d’hiver 2026: Milan fête ses succès, Rome broie du noir

 

A Lausanne (Suisse), le 24 juin, la délégation italienne se réjouit de la victoire de Milan et de Cortina pour l’accueil des Jeux d’hiver de 2026.

La victoire s’est dessinée sur le tard, mais elle est nette et sans discussion. Lundi 24 juin, à Lausanne (Suisse), par 47 voix contre 34 à Stockholm, la ville de Milan, associée à la station de Cortina d’Ampezzo (Vénétie), au cœur des Dolomites, a été désignée pour l’organisation des Jeux olympiques (JO) d’hiver 2026.

Le forcing des derniers jours auprès des membres asiatiques et africains du Comité international olympique (CIO) n’aura pas été vain : finalement la loi du nombre aura permis de surmonter le scepticisme de certaines délégations européennes, inquiètes de la charge nouvelle qu’une telle organisation représente pour une Italie déjà très fragile financièrement.

L’explosion de joie collective de la délégation à l’annonce de la nouvelle, les cris de victoire du maire de Milan, Giuseppe Sala, et des deux présidents de région, Attilo Fontana et Luca Zaia (Lombardie et Vénétie, tous deux membres de la Ligue), tout cela appartient à un registre habituel de ce genre de cérémonie.

Même le très réservé Giancarlo Giorgetti, proche de Matteo Salvini et secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil italienne, qui s’est démené ces derniers jours en soutien du comité olympique italien, semblait, à l’annonce de la victoire, au comble de la joie.

Un camouflet pour Turin et le Mouvement 5 étoiles

Quelques minutes plus tard, le président du Conseil Giuseppe Conte apparaissait sur Twitter, drapeau tricolore à la main, pour déclarer sa « fierté de ce grand résultat », victoire d’« un pays tout entier ». Mais son encombrant bras droit, Matteo Salvini, lui avait une fois de plus brûlé la politesse : « L’Italie a gagné, mais aussi l’avenir et le sport : merci à ceux qui y ont cru depuis le début, par-dessus tout aux communes, et dommage pour ceux qui ont renoncé… »

Comme souvent chez le ministre italien de l’intérieur, le coup de patte final compte autant, voire plus, que le reste du message. En l’occurrence, deux personnalités du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), son partenaire de coalition, sont visées : les maires de Turin et de Rome, Chiara Appendino et Virginia Raggi.

La première pour avoir laissé sa ville être évincée de la course olympique en 2018, à force d’atermoiements et de polémiques ; incapable de convaincre sa propre équipe municipale de l’intérêt d’une candidature, la maire de Turin, ville qui, pour avoir déjà organisé la compétition en 2006, dispose d’infrastructures importantes, avait cherché à imposer l’idée de JO « à l’économie ». Le choix de Milan et de Cortina est un nouveau camouflet pour elle. Elue en 2016, naguère considérée comme un des espoirs du M5S, elle semble avoir de plus en plus de mal à finir son mandat, alors que, le 26 mai, son parti s’est effondré aux élections régionales dans le Piémont (13 % des suffrages pour le M5S à Turin).

 

AfroActu.com

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