L’Arabie Saoudite promet de développer des armes nucléaires si l’Iran en acquiert

Se munir de l’arme nucléaire pour riposter à l’Iran est «une option» pour Riyad. Le chef de la diplomatie saoudienne a déclaré que son pays «fera tout ce qu’il peut pour protéger son peuple et ses territoires».

L’Arabie saoudite pourrait développer des armes nucléaires si l’Iran parvient à devenir une puissance nucléaire sans en avoir été empêché, a averti le ministre des Affaires étrangères du pays Adel al-Jubeir, relate Al Jazeera.

«C’est définitivement une option», a-t-il indiqué dans une récente interview à l’agence de presse DPA. Si l’Iran devient une puissance nucléaire, d’autres pays suivront son exemple, selon lui.

«L’Arabie Saoudite a dit très clairement qu’elle fera tout ce qu’elle peut pour protéger son peuple et ses territoires», a affirmé le diplomate cité par Al Jazeera. Ce commentaire intervient sur fond d’informations diffusées par le New York Times selon lesquelles le Président américain sortant envisageait de lancer une frappe contre la principale installation nucléaire iranienne. Ses conseillers l’ont cependant dissuadé de le faire.La réunion ad hoc a eu lieu à la Maison-Blanche le 12 novembre, un jour après l’annonce par les inspecteurs internationaux d’une augmentation significative du stock d’uranium en Iran.

Nucléaire iranien

Téhéran travaille sur l’utilisation de l’énergie nucléaire depuis des décennies. En 2015, il a signé un accord nucléaire historique, connu sous le nom de Plan d’action global conjoint ou accord de Vienne sur le nucléaire iranien, avec les principales puissances mondiales (les États-Unis, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie) pour arrêter le développement d’une arme nucléaire en échange de la levée des sanctions.

Mais Donald Trump a retiré unilatéralement son pays de cet accord en 2018 et l’a amené au bord de l’échec. L’AIEA a récemment rapporté que l’Iran continuait d’enrichir de l’uranium à une pureté allant jusqu’à 4,5%, supérieure aux 3,67% autorisés dans le cadre de l’accord.Les États-Unis accusent l’Iran de soutenir des terroristes à Gaza, en Syrie et en Irak, y compris un groupe qui a attaqué l’ambassade américaine à Bagdad en décembre dernier. Les relations entre les États-Unis et l’Iran se sont exacerbées suite à l’assassinat par l’armée américaine du général iranien Qassem Soleimani à l’aéroport de Bagdad le 3 janvier 2020.

Le Président américain considéré comme élu Joe Biden a déclaré qu’il avait l’intention de relancer l’accord nucléaire iranien lorsqu’il entrera en fonctions, mais ce plan pourrait être mis en péril si les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’intensifiaient, note le Daily Mail. Interrogé sur les changements qu’il anticipe après l’arrivée au pouvoir de M.Biden, en janvier, Adel al-Jubeir a déclaré: «Nous devrons voir», précise Al Jazeera.

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