Le ministre sénégalais de la Culture et de la Communication annonce une rencontre de planification des priorités du cinéma

 

Le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, a annoncé vendredi, la tenue prochaine d’une rencontre avec les acteurs du cinéma pour dégager des priorités censées redonner un nouveau souffle au septième art sénégalais.

‘’Au terme de ce séminaire que nous allons tenir dix jours après le ramadan avec tous les acteurs, nous allons dégager les priorités et qu’ensemble nous apportions un dynamisme et un souffle nouveau au cinéma sénégalais’’, a-t-il dit au terme d’une visite effectuée à Direction de la cinématographie du Sénégal (DCI), un service relevant de son département.

Abdoulaye Diop s’est dit ‘’prêt à accompagner’’ les acteurs pour une ‘’esquisse et une orientation des priorités pour le bien être du cinéma sénégalais’’.

‘’Nous voulons d’un cinéma autonome qui n’aura pas besoin du FOPICA (Fonds de promotion de l’industrie cinématographique audiovisuelle). Indiquez nous des pistes pour des fonds supplémentaires. Nous allons vous suivre dans ce que vous pensez être le mieux pour le cinéma’’, a-t-il lancé aux acteurs.

Il a rappelé la volonté politique affichée par le chef de l’Etat Macky Sall qui appuie pour l’éclosion de ‘’ce monde magnifique’’ qu’est le cinéma sénégalais à travers le FOPICA.

Le ministre s’est également engagé à prêter une oreille attentive aux professionnels du secteur du cinéma qui ont à leur tour décliné quelques propositions.

‘’Il faut une planification humble et réaliste, des investissements lourds, un travail structurel, un partenariat public-privé’’, a souligné Alain Gomis, lauréat des deux Etalon d’or de Yennenga (2013 et 2017) du Sénégal au Festival panafricaine du cinéma et de la télévision (FESPACO).

Le critique de cinéma et journaliste, Baba Diop a de son côté attiré l’attention sur la ‘’nécessité’’ de se pencher sur la formation avec la fermeture depuis deux ans du master 2 de réalisation de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et la restauration des archives cinématographiques.

Un cri de cœur partagé par le professeur Maguèye Kassé, président du comité d’organisation des dernières Rencontres cinématographiques de Dakar (RECIDAK). Selon lui, la mémoire collective africaine doit être restauré’’, car le Sénégal a été la capitale de l’Afrique occidentale française (AOF) donc détenteur de ces archives.

Le secrétaire général de l’association des cinéastes, Maquette Diop a réclamé un centre national de la cinématographique (CNC), alors que le directeur de la cinématographie, Hugues Diaz a fait une présentation exhaustive de sa structure.

Le Sénégal est sur ‘’une bonne pente. La bataille aujourd’hui est d’avoir une véritable industrie cinématographique, une école de cinéma, promouvoir des accords de coproduction avec les pays africains tels que la Côte d’Ivoire, le Togo, le Burkina Faso, Cuba, l’Inde, la Chine, etc.’’, a-t-il listé.

Diaz a par ailleurs évoqué les ponctions et les pertes à hauteurs de deux milliards de francs CFA prelevées du FOPICA, ‘’freinant l’ardeur du cinéma’’.

Il a appelé à une diversification des sources de financement avec les redevances, les sociétés de téléphonies, les câblodiffuseurs, entre autres, invitant à la création d’un cadre de concertation des différents acteurs.

Il souhaité l’érection dans les meilleurs délais de la Nouvelle cité du cinéma et de l’audiovisuel prévue par l’Etat.

 

AfroActu.com

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