New York: les tensions entre Washington et Téhéran s’imposent à l’Assemblée générale de l’ONU

 

Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif (à droite), à Téhéran, le 8 septembre.

 

La question iranienne va dominer les travaux de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) qui s’ouvre lundi 23 septembre, grand rendez-vous annuel de la diplomatie mondiale, quand convergent à New York les chefs d’Etat et de gouvernement, ou au moins les ministres des affaires étrangères, des 193 Etats membres.

« Je ne pense pas qu’il y ait aujourd’hui de menace plus sérieuse pour la paix et la sécurité dans le monde que celle du Golfe. C’est clairement un domaine dans lequel le Conseil de sécurité a un rôle essentiel à jouer », a rappelé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

« Il y a l’urgence de tenter d’amorcer un processus de désescalade avec un relâchement de la pression maximale des Etats-Unis sur l’Iran et le relâchement de la stratégie de résistance maximale de Téhéran », souligne l’Elysée, assurant que ce sera l’une des priorités d’Emmanuel Macron à New York, qui rencontrera aussi bien le président américain Donald Trump que son homologue iranien Hassan Rohani.

L’attaque imputée à l’Iran, le 14 septembre, des installations pétrolières saoudiennes du géant du pétrole Aramco laisse cependant bien peu d’espoir qu’une rencontre entre Donald Trump et Hassan Rohani se matérialise.

« Un acte de guerre »

L’idée n’en était pas moins sur la table, évoquée déjà lors du sommet du G7 à Biarritz, fin août, quand le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, était arrivé en invité surprise en marge de la rencontre. Il n’y avait certes eu aucune rencontre avec un représentant américain, mais Donald Trump, à la fin du sommet, avait affirmé être prêt à rencontrer, à New York, Hassan Rohani, lors de l’Assemblée générale de l’ONU.

Le principe d’une rencontre bilatérale, voulue par la partie américaine, a finalement été abandonné du fait du refus des autorités iraniennes. On n’excluait pas, en revanche, l’hypothèse d’une réunion plus large impliquant, face au président iranien, les dirigeants des pays membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Royaume-uni, France, Russie, Chine) et de l’Allemagne.

Le retrait des Etats-Unis de l’accord du 14 juillet 2015, mettant sous contrôle international et gelant le programme nucléaire de Téhéran, et le rétablissement de leurs sanctions – elles ont encore durci en mai –, ont précipité la crise actuelle, avec l’arraisonnement de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, le désengagement gradué par la République islamique de certains des points de l’accord de 2015 et la reprise d’un enrichissement de l’uranium au-delà du seuil autorisé de 3,67 %.

AfroActu.com 

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