Mali: autorités coutumières, traditionnelles et religieuses veulent la prolongation la transition de 5 à 10 ans

Les autorités traditionnelles, coutumières et religieuses des 19 régions du Mali ont demandé, vendredi, la prolongation de la durée de la transition de 5 à 10 ans.

Les chefs traditionnels, coutumiers et religieux ont lancé cet appel lors d’une rencontre avec le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, à Bamako, en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de la Transition, de l’Archevêque de Bamako ainsi que du Président du Haut conseil islamique.

Cette rencontre avait pour objectif d’expliquer aux autorités coutumières, traditionnelles et religieuses, les défis et enjeux socio-politiques auxquels fait face le Mali. À l’unanimité, les personnalités présentes ont appelé à la prolongation de la durée de la transition en cours.

« Nous ne parlons pas d’élections, nous, nous sommes venu dire ici que nous soutenons la transition. Nous demandons et nous exigeons une prolongation de la transition de 5 à 10 ans parce qu’il n’est pas possible qu’on puisse faire des élections en cette période où il y a l’insécurité partout » a déclaré Djibril Diarra chef de la délégation de la région de Koulikoro lors de la rencontre retransmise à la télévision d’Etat.

« J’ai beaucoup d’espoir que ceux qui sont là aujourd’hui apporteront des solutions pour qu’on sorte de dans cette situation. Je suis très heureux de représenter la région de Kidal » a martelé, Mohamed Intalla Amenokal de Kidal.

Bajan Ag Hamatou chef de la délégation de la région de Menaka a pour sa part indiqué, « c’est notre devoir qui nous guide. Un chef traditionnel se doit de soutenir les dirigeants de son pays. Les Chefs traditionnels ont toujours été écartés de la gestion du pouvoir, notamment dans le processus de prise de décisions ».

Et d’ajouter que cette erreur est en train d’être corrigée progressivement par le Président de la Transition, depuis son investiture.

« Votre engagement au quotidien est une chance énorme pour l’équilibre social qui est un facteur déterminant au sein de toute collectivité. Les qualités que vous incarnez à cet effet vous prédisposent à une culture permanente de la paix sociale par la promotion du dialogue et de la solidarité », a déclaré Assimi Goïta.

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