Parlement français: la privatisation d’Aéroports de Paris considérée comme un « sacrilége »

Soudain, il baisse la voix. Il est 15 h 20, ce mercredi 13 mars, quand le premier ministre confie aux députés réunis dans l’hémicycle « quelque chose dont nous ne sommes pas complètement fiers ». « La façon dont fonctionne aujourd’hui Aéroports de Paris est largement perfectible », explique alors Edouard Philippe, qui détaille : « La qualité de service, le montant des investissements, la façon dont nous organisons le hub et la coopération avec un certain nombre de grandes compagnies », rien de tout cela n’est satisfaisant à ses yeux.

Quant à la rentabilité de la société, elle augmente, concède le chef de gouvernement. « Mais vous savez comme moi que le rendement d’une action peut (…) diminuer à la suite d’un risque ou d’une mauvaise gestion », met-il en garde.

Qu’un premier ministre critique publiquement un fleuron national paraît déjà surprenant. Mais qu’il dénigre une grande entreprise publique et évoque une probable baisse de ses profits au moment précis où il veut la céder au meilleur prix, voilà qui peut laisser rêveur. En général, un bon vendeur fait exactement l’inverse.

C’est qu’il y a urgence. Alors que la loi sur le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) doit être votée vendredi 15 mars à l’Assemblée nationale en deuxième lecture, la contestation ne cesse de monter sur un des 222 articles de ce texte fourre-tout : la prochaine privatisation d’Aéroports de Paris (ADP).

Afroactu.com

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