Quand le nickel attise les tensions entre indépendantistes et loyalistes en Nouvelle-Calédonie

Si l’enjeu du référendum de la Nouvelle-Calédonie est évidemment politique, il est également devenu économique et social aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, l’avenir d’une usine de nickel attise les débats entre loyalistes et indépendantistes.

Situé dans la province sud, ce complexe minier emploie 1 300 salariés et 1 500 sous-traitants. Son propriétaire – le brésilien Vale – veut le céder d’ici à la fin de l’année, sous peine de fermeture définitive.

Société d’économie mixte

Un repreneur australien s’est porté candidat au rachat, mais il a finalement jeté l’éponge début septembre, laissant les employés et toute une région dans l’expectative. Tout en s’opposant à la « casse » du site, les indépendantistes ferment aussi la porte à son rachat par des capitaux étrangers. Ils préconisent plutôt une solution locale, une reprise de l’usine par une société d’économie mixte, gérant déjà un complexe minier dans le nord du territoire.

Inquiets de cette possible disparition de 2 800 emplois, les loyalistes s’activent également à trouver une solution de leur côté… Tout en dénonçant l’attitude des indépendantistes, responsables à leurs yeux de l’échec des négociations avec les Australiens. Dans un communiqué, la coalition loyaliste dénonce même « une entreprise de déstabilisation » de la Nouvelle-Calédonie par les indépendantistes. Un nouveau bras de fer, dans un climat déjà tendu.

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