Rachida Dati investie par les Républicains pour les municipales de Paris

 

Rachida Dati investie par les Républicains pour les municipales de Paris

 

Comme attendu, du côté de la droite parisienne, les Républicains ont largement investi, dans la soirée du mercredi 6 novembre, Rachida Dati tête de liste. Elle mènera du fait, la campagne pour les élections de mars 2020 sous le slogan « Engagés pour changer Paris ». La maire du VIIème arrondissement a été préférée par la commission nationale d’investiture du parti à Marie-Claire Carrère-Gée, élue du XIVème arrondissement et présidente du groupe LRI au Conseil de Paris.

Rachida Dati, s’est dite honorée de cette investiture au micro de Jean-Jacques Bourdin au lendemain de sa désignation. Inutile de rappeler l’exercice délicat de bien figurer dans cette émission célèbre pour la réplique de son présentateur « Répondez, les Français ont le droit de savoir ». Pour une entrée en la matière, Rachida Dati s’en est bien tirée.

Les priorités de celle dont la marque de fabrique, est un côté kamikaze, risque-tout, sont « la sécurité, la propreté, les familles, l’écologie et la santé ». Mais il se dit que malgré la bonne volonté de Rachida Dati ses chances de victoires sont limitées au regard de l’étiquette qu’elle est appelée à défendre, les LR. Les sondages du parti des derniers Gaullistes sont défavorables. Dans un de ces derniers, d’ailleurs, publié à la mi-septembre, l’ancienne Garde des sceaux n’arrivait qu’en quatrième position avec 14%, derrière une liste de la majorité municipale menée par Anne Hidalgo (24%), Benjamin Griveaux (17%, LREM) et Cédric Villani (15%, dissident).

D’aucuns la qualifient de candidate par défaut. Mais il est une vérité autre, c’est la seule parmi Les Républicains à ne pas avoir peur de monter sur l’échafaud. C’est que le décor politique parisien prête à la morosité pour LR. Pour Rachida Dati désormais investie comme lance de fer d’un parti pas très au meilleur de sa forme à cause des dissidences et autres abandons, elle devra tout d’abord œuvrer pour rassembler ce qui reste des troupes LR. Pour cela elle a déjà réussi un joli coup en ralliant à sa cause son adversaire le plus virulent, le député de Paris et ancien maire du 16e arrondissement, Claude Goasguen qui est devenu son directeur de campagne.

Si certains se frottent les mains à l’idée d’un désastre annoncé Rachida Dati au-delà de ses défauts qui ne l’ont pas servi par le passé, reste une formidable machine politique dans le paysage français de par une force médiatique et de com qu’elle maîtrise à merveille.

De plus, elle a une alliée de taille, la maire de Paris Anne Hidalgo. Paradoxalement, malgré leurs appartenances partisanes opposée les deux dames sont amies et de mèche et comptent bien doubler l’ancien porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le candidat d’Emmanuel Macron. Quand on sait qu’à Paris de par le côté rebelle de ses électeurs, rien n’est jamais joué d’avance la maire du VIIème arrondissement, risque fort de surprendre malgré tout, une fois de plus.

 

AfroActu.com 

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