Rwanda : visite dans un camp avant l’arrivée des refoulés de Londres

Ces pensionnaires du camp de Gashora, à quelque 60 kilomètres au sud-est de Kigali, la capitale rwandaise, sont arrivés pour la plupart de Libye où ils vivaient dans des camps de détention après l’échec de leur rêve : traverser la Méditerranée.

Peter Nyoni, est Sud-soudanais. Il vit ici depuis moins d’une année dans ce camp de transit mis à disposition par les autorités locales. Il n’a qu’une envie quitter le Rwanda : pour moi, il n’y a rien que je puisse dire, je ne veux pas rester ici. Non. Je veux partir d’ici soit en Europe ou au Canada, j’irai, mais pas pour rester ici jure-t-il.

Sanaa Almerdas, qui a fui la guerre au Yémen et trouvé refuge au Rwanda a ouvert un café avec son mari. Elle dit se sentir en sécurité ici : c’est plus sûr, je peux travailler seule, je peux porter ce que je veux, je peux… Je vous ai dit que les gens ici sont tellement accueillants. Nous n’avons pas l’impression d’être des étrangers ici. Oui, c’est sûr que c’est un pays sûr, propre et avec des gens sympas.

Dans son partenariat avec le Royaume-Uni, le Rwanda devrait très bientôt voir déporter sur son sol des Iraniens, des Irakiens, des Albanais ou encore des Syriens expulsés par Londres. Kigali leur promet un accueil chaleureux, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire de plusieurs associations de la société civile locale dans un pays ou l’opposition est muselée.

En vertu de son accord avec Kigali, Londres financera dans un premier temps le dispositif à hauteur de 120 millions de livres (140 millions d’euros). Le gouvernement rwandais a précisé qu’il proposerait aux migrants la possibilité « de s’installer de manière permanente ».

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