Sénégal: la DPSP se dote d’une plateforme de surveillance

 La Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP), s’est dotée d’un système de surveillance « performant » dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN) dans les eaux sénégalaises, a annoncé mercredi, son directeur, le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye.

« Le Centre Radio Radar et Satellite de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches, est équipé de plusieurs censeurs permettant de suivre l’activité des navires de pêche et des pirogues », a-t-il expliqué au cours d’une visite de ces installations, initiée par le Groupe de recherche environnement presse (GREP) et les institutions qui travaillent dans la protection de ce secteur.

Cette visite, a-t-il fait observer, entre dans le cadre « d’une meilleure visibilité de la direction et de ses activités mais également rapprocher les journalistes du GREP, des institutions qui travaillent dans le cadre de la protection de ce secteur ».

« Le VMS (Vessel monitoring système) est un système de suivi en continu des navires. Il y a aussi une intégration de l’AIS et du système radar qui permet d’avoir une analyse un peu plus fine de l’activité qui s’exerce dans les eaux sénégalaises », a dit le directeur de la DPSP.

Une quarantaine de balises sont mises à la disposition des pirogues pour démarrer la phase test, a fait savoir capitaine Ndiaye, soulignant qu’elles sont suivies par la plateforme au niveau de sa direction.

Selon lui, les navires industriels autorisés à pêcher au Sénégal, sont suivies par le VMS. En outre, a-t-il souligné, les navires industriels sont équipés de balises permettant de jouer plusieurs fonctions de localisation, entre autres. La balise est une condition nécessaire pour l’obtention de la licence, a insisté le directeur de la DPSP.

« Tous les navires sénégalais, étrangers autorisés à pêcher dans les eaux sénégalaises ont, à bord, une balise aidant à les suivre en temps réel et à savoir exactement ce qu’ils font en mer en analysant leur vitesse et les caps qu’ils prennent », a fait savoir le capitaine de vaisseau.

« Ce système, couplé aus activités de surveillance par la marine, avec une participation de la surveillance aérienne, va constituer un segment important de ce système global de surveillance des pêches qui comprend la patrouille maritime, aérienne mais également le programme-observateurs et les stations côtières de surveillance qui se situent le long du littoral », a-t-il dit.

Une quarantaine de balises ont été réalisées par le ministère de la Pêche, en plus de 98 autres qui ont été offertes par l’Afrique du Sud, selon lui.

« Elles sont toutes en train d’être testées sur des pirogues sénégalaises », a précisé Mamadou Ndiaye, en se félicitant de l’arraisonnement par le Sénégal de l’un navire les plus recherchés au monde.

« Il a été le premier arraisonné au Sénégal et le plus recherché au monde du fait de ses activités de pêche illicite. Il avait quitté l’Asie du Sud-est et avait navigué autour de l’Afrique avant de venir, après plusieurs mois au Sénégal avec du produit de pêche », a-t-il fait savoir.

D’après le capitaine de vaisseau, avec la collaboration de la Commission sous-régionale des pêches et d’Interpol, le navire a pu être identifié comme étant illicite, en changeant de nom plusieurs fois durant son transit.

« Ce navire avait fait l’objet d’une notification d’Interpol qui nous a permis de l’identifier et de l’arraisonner au Sénégal », a-t-il clarifié.

« Les juridictions sénégalaises ont été contactées et pour la première fois, les tribunaux sénégalais ont prononcé la confiscation du navire au profit de l’Etat du Sénégal », a-t-il dit.

Afroactu.com

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