Sommet G20: Donald Trump et Vladimir Poutine soufflent le chaud et le froid

Les présidents américain et russe ont multiplié les sujets de préoccupation avant leur arrivée au Japon, où ils ont montré une attitude plus conciliante.

Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue américain, Donald Trump, le 28 juin à Osaka (Japon).

 

Fidèles à leur habitude, le président américain, Donald Trump, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont joué les perturbateurs en chef avant même d’arriver au G20 d’Osaka, au Japon, vendredi 28 et samedi 29 juin. Dans un entretien au Financial Times du 28 juin, M. Poutine a pourfendu l’ordre libéral, autrefois défendu par cette réunion multilatérale des dirigeants des dix-neuf premières économies mondiales et de l’Union européenne.

Donald Trump avait pris soin, avant son arrivée jeudi soir au Japon, d’assaillir de critiques plusieurs pays amis ou alliés – avant de se répandre en amabilités dans la journée de vendredi. En eurent pour leur grade l’Union européenne – à cause de ses projets de taxer les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) –, le Japon – qui profiterait du traité de sécurité avec les Etats-Unis tout en y exportant à tour de bras ses véhicules –, ou encore l’Inde – qui a récemment décidé de taxer des importations américaines en représailles à la taxation de son acier et de son aluminium sur le marché américain. Vendredi, M. Trump promettait, après avoir vu d’abord le premier ministre japonais, Shinzo Abe, l’hôte du sommet, puis le premier ministre indien, Narendra Modi, de « bientôt annoncer de très grosses choses, de très grosses affaires » avec l’un et l’autre.

Il faut dire que M. Abe avait préparé pour son entretien avec le président américain une présentation de choc : un graphique et une carte tenant sur une page et disant que le Japon avait réalisé « cinq nouveaux investissements en juste un mois » dans plusieurs Etats américains. Ce qui conduira le président américain à déclarer, selon les propos relayés par la Maison Blanche, que « le pays le plus convoité au monde ces temps-ci, ce sont les Etats-Unis et tout le monde en veut un morceau ».

Minimiser les accords de Paris, « ligne rouge » de Macron

Régulièrement critiquée, Angela Merkel s’est vue décrite comme une « grande amie », « une personne fantastique, une femme fantastique » par M. Trump au début de son entretien avec la chancelière allemande. Les Européens, eux, cherchent à opposer un front uni, au côté du Canada, aux tentatives américaines de minimiser la question climatique et les accords de Paris de 2015 dans la déclaration finale du G20, attendue samedi : les dirigeants de plusieurs pays, aux penchants illibéraux affirmés, comme la Turquie, l’Arabie saoudite et le Brésil, tous trois signataire des accords de Paris, seraient ainsi sous la pression de M. Trump pour aller dans ce sens. Au grand dam d’Emmanuel Macron, le président français, qui en a fait dès son arrivée à Tokyo le 26 juin une « ligne rouge » à ne pas franchir, sans quoi la France ne signerait pas la déclaration finale.

 

AfroActu.com

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