Vladimir Poutine à la conquête de l’Afrique

 

Poutine à la conquête de l’Afrique

 

L’Afrique attire c’est certain. Vladimir Poutine ne s’y est pas trompé non plus. Il en est tellement « séduit » que pour ne pas être en reste avec les autres grandes puissances, l’Europe, les États-Unis, mais aussi la Chine, il organisera conjointement à son tour un sommet africain. Le premier du genre.

C’est à Sotchi la cité balnéaire située au bord de la mer Noire, célèbre pour avoir accueillie les JO d’hiver en 2014, qu’aura lieu cet événement. Poutine coprésidera ce sommet Russie-Afrique avec son homologue égyptien et non moins ami, Abdel Fattah al-Sissi, les 23 et 24 octobre. Une trentaine de chefs d’État africains y est attendue.

Au regard de cela, on peut comprendre que la Russie s’est mise en tête de développer ou de renouer plus étroitement des relations de coopérations politique et surtout économique avec l’Afrique, que durant pratiquement trois décennies, elle avait négligée.

Pour ancrer cette ambition soudaine, d’anciens « camarades » d’antan, comme l’Éthiopie ou l’Angola, des pays frères et surtout émergents, des alliés comme l’Algérie, ou des puissances d’Afrique de l’Ouest viendront volontiers participer à la fête qui se veut étiquetée d’un « gagnant gagnant » sans précédent. Voilà donc ! Poutine a planté le décor. Mais l’écart d’avec ses concurrents, s’il peut être rattrapable par rapport à quelques-uns, reste un gouffre dès lors que la Chine est évoquée. Celle-ci de son influence du moins économiquement est on ne peut plus absolue. Notre continent qui compte 54 pays pour plus de 1,1 milliard d’habitants et surtout des richesses énormes et parfois non encore exploitées a un sentiment de convoitise certain, à la vue des avantages qu’il peut receler pour « autrui ».

On peut comprendre aussi la raison d’être de ce sommet par ce fait, les sanctions économiques que l’Occident a imposées à la Russie. Depuis qu’Européens et Américains ont eu la main lourde à cause de l’Ukraine, le Kremlin cherche à compenser son manque à gagner. Aussi, la Russie ratisse large. Après, l’Inde et le pacte de coopération (défense, tourisme, pétrole, aviation, nucléaire, espace…), l’Arabie saoudite (Charte de l’OPEP) et autres, la Russie n’a de cesse de concrétiser des rapprochements çà et là dans son chemin diplomatique et économique. « This time for Africa » comme chanterait Shakira.

Militairement et même si parfois discrètement (Libye, Mozambique, Soudan, Madagascar…) Moscou bombe le torse. Son retour sur la scène du Moyen-Orient est incontestablement gagnant. Poutine et c’est un succès indéniable, a remis la Syrie sur sa carte alors qu’elle était dévorée de toutes parts et ce n’est pas fini. Ailleurs et dans des pays aux ressources énormes comme en Centrafrique par exemple, la Russie est en train d’imposer son influence au grand dam de la France. Mais pour la plupart du temps, dans ses visées, souvent elle est présente, hommes et armes, comme pour un terrain déjà conquis.

 

Afroactu.com

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