Gabon : démarrage d’un dialogue national historique

Le top départ du dialogue national a été donné mardi à Libreville, au Gabon. Initiée par les autorités de la transition, la rencontre vise la restauration des institutions dans ce pays d’Afrique centrale, après le coup de force contre l’ex-président Ali Bongo Ondimba.

« Nous avons là, l’occasion historique de léguer à la postérité un Gabon plus juste, plus fraternel et prospère », c’est ainsi que  Jean Patrick IBa-Ba, Archevêque de Libreville, qualifie ce dialogue dont il assure la présidence. 

Après 54 ans de règne de la famille Bongo, les gabonais se retrouvent pour dessiner l’architecture de leur futur. Un avenir qui doit débuter par le retour à l’ordre constitutionnel. Alors que le pays est dirigé par un militaire, Brice Oligui Nguema, tombeur de l’ex-président Ali Bongo Ondimba. 

La rencontre incarne l’espoir d’un pays réellement démocratique et d’un développement voulu par tous. « C’est vraiment une grande messe où le Gabon fait asseoir tous ses fils, pour que nous parlions d’une même voix », explique Armelle Yembi Yembi, sénatrice de la transition.

S’ils sont un peu plus de 4 mille à avoir remplis le palais des sports de Libreville, à l’ouverture, seulement 600 délégués repartis dans plusieurs commissions prendront part aux ateliers et donneront le ton de ce que devrait être la future République gabonaise. 

« Nous venons de passer 54ans de difficultés, il faut remonter la pente, il n’y a pas de fatalité, je pense que les choses peuvent se faire. En termes de développement, vous voyez un peu l’affermissement qui se montre, donc c’était simplement une question de vision, une question de volonté « , affirme Nicaise Moulombi, membre de la société civile.

Les questions politiques et socio-économiques sont entre autres au menu de la rencontre. Les gabonais attendent notamment une redistribution équitable des revenus de leurs richesses. « il est temps que les richesses du Gabon profitent aux gabonais. Il est temps que l’argent du pétrole profite au peuple gabonais », déclare Sylvain Mayabi Binet, Syndicaliste.

  Les résolutions issues de ce dialogue, devraient être rédigées en texte de lois. Des textes qui devraient constituer la monture du du projet de constitution de la République gabonaise, qui sera soumis très prochainement au référendum.

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