Burundi : l’ex-Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni obtient la liberté provisoire

L’ancien Premier ministre burundais Alain Guillaume Bunyoni, condamné à la prison à perpétuité, ne se trouve plus à la prison centrale de Gitega depuis mercredi 11 mars. Le général a bénéficié d’une liberté provisoire pour raisons médicales. D’après plusieurs sources locales, l’ex-haut responsable du régime a quitté l’hôpital régional de Gitega vers 13 heures ce mercredi. Il y était hospitalisé depuis plusieurs mois. Très affaibli et partiellement paralysé, il souffrirait notamment d’une hypertension sévère et d’un diabète à un stade avancé. Des sources proches du dossier évoquent également un état dépressif, lié aux plus de deux années passées en isolement à la prison centrale de Gitega. Arrêté puis condamné en 2023 à la prison à perpétuité, Alain Guillaume Bunyoni était poursuivi pour complot contre le chef de l’État, atteinte à la sûreté intérieure, atteinte à l’économie nationale et enrichissement illicite. Il avait été nommé Premier ministre en juin 2020 par le président Évariste Ndayishimiye, avant d’être démis de ses fonctions en septembre 2022. Ancien chef de la police nationale puis ministre de la Sécurité publique, Alain Guillaume Bunyoni était considéré comme l’une des personnalités les plus influentes du CNDD-FDD, l’ex-rébellion hutu arrivée au pouvoir en 2005. Dans le même temps, le colonel Michel Kazungu, lui aussi condamné à la prison à perpétuité dans le cadre de l’affaire du Tentative de coup d’État burundais de 2015, a obtenu une liberté provisoire. Officier issu de l’ancienne armée burundaise (ex-FAB), historiquement dominée par la minorité tutsie avant l’intégration des mouvements rebelles hutus à la suite de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi, il reste l’une des figures militaires associées aux événements de 2015. Ces décisions interviennent une semaine après la libération de deux journalistes burundais, Sandra Muhoza et Kenny Claude Nduwimana.

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Commercialisation de l’anacarde : le gouvernement ivoirien fixe les prix planchers pour la campagne 2026

Le gouvernement a annoncé la fixation des prix planchers de l’anacarde pour la campagne de commercialisation 2026, une mesure destinée à mieux encadrer le marché et à protéger les revenus des producteurs. Selon les autorités, ces prix minimums serviront de référence pour l’achat des noix de cajou auprès des producteurs pendant toute la durée de la campagne. L’objectif est d’éviter les fluctuations excessives des prix et de garantir une rémunération plus stable aux acteurs de la filière. Cette décision s’inscrit dans la politique de régulation du secteur agricole et vise également à améliorer l’organisation de la commercialisation de l’anacarde, produit qui représente une source importante de revenus pour de nombreux agriculteurs. Le gouvernement appelle par ailleurs les acheteurs et les opérateurs de la filière à respecter strictement ces prix planchers afin d’assurer le bon déroulement de la campagne et de préserver les intérêts des producteurs. Les autorités affirment également que des dispositifs de suivi et de contrôle seront mis en place afin de veiller à l’application effective de ces mesures sur le terrain.

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Congo : plus de 2 millions d’électeurs se rendront aux urnes dimanche

Plus de deux millions d’électeurs sont appelés à voter ce dimanche en République du Congo dans le cadre d’un scrutin attendu qui mobilise l’ensemble du pays. Les électeurs devront se rendre dans des milliers de bureaux de vote ouverts sur l’ensemble du territoire afin de choisir leurs représentants.  Les autorités électorales indiquent que les opérations de vote se dérouleront tout au long de la journée, sous la supervision des institutions chargées de l’organisation du scrutin. Plusieurs partis politiques et candidats indépendants participent à cette consultation, dans laquelle des centaines de candidats briguent des postes électifs.  La campagne électorale, qui s’est achevée quelques jours avant le vote, a permis aux différents candidats de présenter leurs programmes et de convaincre les électeurs. Les enjeux du scrutin portent notamment sur la représentation politique et la gestion des affaires locales. Les autorités espèrent que le vote se déroulera dans le calme et la transparence, appelant les citoyens à participer massivement afin de renforcer le processus démocratique dans le pays. Des observateurs nationaux et internationaux devraient également suivre le déroulement des opérations électorales.

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L’Afrique du Sud convoque l’ambassadeur américain après des propos controversés

Les relations diplomatiques entre Afrique du Sud et les États-Unis se sont récemment tendues à la suite de déclarations controversées du nouvel ambassadeur américain à Pretoria, Leo Brent Bozell. Les autorités sud-africaines l’ont convoqué afin qu’il s’explique sur des propos jugés « inappropriés » pour un représentant diplomatique, portant sur les politiques raciales du pays. Nommé le mois dernier par l’administration du président Donald Trump, l’ambassadeur avait critiqué certaines mesures mises en place par le gouvernement sud-africain pour corriger les inégalités héritées de l’ère de l’apartheid. Lors d’une rencontre avec des chefs d’entreprise, il a notamment remis en cause les politiques d’émancipation économique des Noirs, allant jusqu’à les comparer aux lois raciales appliquées durant l’époque de l’Apartheid. Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola, a vivement réagi lors d’une conférence de presse. Il a rappelé que ces politiques restent indispensables pour réduire les profondes inégalités économiques et sociales héritées de plusieurs décennies de ségrégation raciale. Le gouvernement de Pretoria souligne également que ces mesures s’inscrivent dans les principes constitutionnels du pays et constituent un pilier de la transformation économique engagée depuis la fin officielle de l’apartheid en 1994. Cette polémique survient dans un contexte déjà marqué par des relations tendues entre les deux pays. Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, Washington a multiplié les critiques à l’encontre du gouvernement sud-africain, l’accusant notamment de discriminer la minorité blanche — une accusation rejetée par plusieurs organisations et groupes afrikaners. Selon le ministère sud-africain des Affaires étrangères, l’ambassadeur américain aurait présenté ses excuses et exprimé ses regrets lors d’une rencontre avec les autorités sud-africaines. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été communiquée par les États-Unis. Cet épisode reflète une détérioration notable des relations diplomatiques entre Pretoria et Washington, atteignant leur niveau le plus bas depuis la fin du régime d’apartheid.

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