Aux États-Unis, Donald Trump franchit un nouveau cap dans sa politique anti-vaccin : il vient de signer un décret qui réduit les vaccins recommandés à tous les enfants, et prévoit d’espacer les injections.
Pour le justifier, le président reprend des affirmations démenties depuis des années par la science, notamment sur l’autisme. Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité. Armé de son feutre noir, Donald Trump est en guerre contre les vaccins (Nouvelle fenêtre) , avec la signature de nouveaux décrets et de nouvelles recommandations pour la vaccination des enfants.
Ses arguments sont pour le moins étonnants. « Il y a des décennies, les enfants ne recevaient qu’une petite partie des vaccins demandés aujourd’hui.
À l’époque, les gens étaient en bien meilleure santé, et le taux d’autisme très élevé que nous voyons aujourd’hui n’existait pas », affirme le président des États-Unis.
Un lien entre vaccination et autisme qui fait bondir au sein même du camp républicain
Ce lien entre vaccination et autisme fait bondir au sein même du camp républicain le sénateur Bill Cassidy, médecin de profession : « Les vaccins sont extrêmement sûrs, les vaccins sont efficaces, les vaccins ne causent pas l’autisme. »Dans son décret, Donald Trump réduit le nombre de vaccins recommandés pour les enfants, passant de 18 à 11. Il souhaite aussi que le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole ne soient plus administrés en une injection, mais en plusieurs, une pour chaque maladie. « Ils font un vaccin de la taille d’une bouteille de soda.
Tout ça injecté dans le corps d’un petit enfant », argue le président.L’association américaine des pédiatres dénonce un décret dangereuxSa déclaration a été démontée en direct par une journaliste qui compare la quantité d’une bouteille de soda à celle d’un vaccin. « Vous voyez cette bouteille ? C’est une bouteille de soda. C’est beaucoup. C’est idiot, et complètement fou », a-t-elle lancé.De son côté, l’association américaine des pédiatres dénonce un décret dangereux. « Le risque, c’est de faire peur aux gens, et qu’ils ne se fassent plus vacciner du tout », craint le Dr Aaron Milstone, de l’association américaine des pédiatres. « Ce décret intervient alors que les États-Unis viennent de connaître leur pire épidémie de rougeole depuis plus de 30 ans. Épidémie directement liée à l’absence de vaccination d’une partie de la population américaine contre cette maladie », souligne Odile Longueval, de France Télévisions Washington.
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