Guinée : l’opposition boude le calendrier de la transition

Une décision unilatérale contraire à la charte régissant la transition dans le pays, c’est ainsi que l’opposition guinéenne a qualifié l’annonce samedi par le colonel Mamady Doumbouya, de la durée de la transition : 3 ans et trois mois.

Les opposants n’excluent pas de descendre dans la rue. Craignant un retour aux pratiques de l’ère Alpha Condé.

« Évidemment, il n’est pas exclu de revenir dans la rue, d’autant plus que les choses contre lesquelles nous nous sommes battus pendant trois années contre monsieur Alpha Condé sont les mêmes choses qui sont en train de se répéter aujourd’hui, il y a une junte au pouvoir qui n’est pas connue et qui est au niveau du palais Mohammed VI, et qui en train de prendre des décisions au nom et au compte du Peuple de Guinée alors qu’ils ont bénéficié d’aucun suffrage des populations guinéennes, ils sont en train de gérer cette transition en solo. », explique Abdoulaye Oumou Sow, porte-parole du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC).

L’opposition accuse le chef de la junte d’avoir violé la charte de la transition : la charte que lui-même Mamadou Doumbouya a prêté serment le dit clairement : il va falloir qu’il discute avec les forces vives de la nation, c’est à l’issue de cette discussion seulement qu’on peut avoir une durée de la transition, il ne s’agit pas d’un délai long ou d’un délai court de la transition, il s’agit aujourd’hui d’une violation flagrante de la charte de la transition qui est un parjure qui a été fait par le chef de la junte. », déclare Abdoulaye Oumou Sow.

La réaction de la CEDEAO est aussi attendue. L’organisation militait pour une durée de la transition ‘’responsable’’.

« Nous estimons que la Guinée n’a pas une situation aussi difficile, pénible qui puisse amener les autorités à aller au-delà, vraiment d’un délai qui est recommandé par la CEDEAO et dont la Guinée est signataire, c’est-à-dire une transition ne peut pas aller au-delà de 18 mois et nous estimons qu’il y a pas de problème en la matière, qu’on pourrait rapidement organiser les élections pour permettre que les élus du peuple puissent avoir la direction du pouvoir et vraiment aller de l’avant, parce que nous sommes le pays vraiment le plus en retard dans l’espace CEDEAO aujourd’hui. », souligne Fodé Baldé, porte-parole du parti d’opposition UFR, l’Union des forces républicaines..

L’intervention de la CEDEAO pour une reprise de dialogue entre les dirigeants de la transition et l’opposition.

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