RDC : des habitants de Goma déçus par le maintien de la MONUSCO

Alors que le conseil de sécurité des nations unies a voté pour prolonger la mission de maintien de la paix de l’ONU en république démocratique du Congo, les habitants de Goma ont manifesté mercredi leur désaccord face à la nouvelle.

Entre colère et déception, ils sont plusieurs à reprocher à la MONUSCO de ne pas suffisamment les protégé.

« Je ne vois pas comment la MONUSCO peut avoir un autre mandat alors qu’elle n’a rien fait. Cela fait 22 ans, il n’y a pas de protection. A Rutshuru, les gens meurent alors que la MONUSCO est là pour protéger les civils. » a expliqué Georges Yalala, habitant de Goma.

Des manifestations meurtrières contre la force onusienne avaient éclaté pendant l’été, les Congolais ayant déclaré que des groupes armés opéraient toujours dans l’est.

Les casques bleus avaient été accusés d’utiliser la force pour riposter face aux manifestants.

Une allégation qui a poussé le président Felix Tshisekedi à convoquer une réunion pour réévaluer la présence de la MONUSCO.

 »Aujourd’hui, le gouvernement vient de renouveler à nouveau le mandat de la MONUSCO, et nous disons non, pas au Nord-Kivu. Parce que nous ne pourrons pas vivre avec ce criminel qui a assassiné plus de 34 civils non armés, pour avoir juste manifesté pour demander le départ d’une mission qui n’a pas réussi à ramener la paix dans l’est du Congo. » a déclaréJack Sizahera, militant local des droits de l’homme.

Kasereka Alutani, résident de Goma qui se dit victime d’une agression, est peiné par la prolongation du mandat de la mission.

« De notre côté, nous qui avons été victimes de la marche pacifique contre la MONUSCO, le renouvellement de ce mandat revient à renouveler la douleur que nous avons ressentie parce que nous avons marché pacifiquement et il y a eu des morts, même d’autres sont encore en prison. Notre gouvernement avait déjà annoncé que la MONUSCO partirait d’ici là, mais nous ne comprenons pas pourquoi ils viennent de rajouter une année supplémentaire, en tout cas nous ne sommes pas d’accord, s’ils continuent à nous tuer nous sommes prêts à mourir. » s’est confiéKasereka Alutani, habitant de Goma.

La résolution prolongeant la force de maintien de la paix de l’ONU jusqu’au 20 décembre 2023, condamne fermement tous les groupes armés nationaux et étrangers opérant dans le pays et exige qu’ils cessent immédiatement toute violence et toute action déstabilisatrice.

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