Les présidents gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et français Emmanuel Macron ont signé, lundi à Paris, trois accords de coopération, dont un consacré à la transformation locale du manganèse.
Deuxième producteur mondial de ce minerai stratégique, le Gabon prévoit d’interdire les exportations de manganèse brut à partir de janvier 2029 afin de développer une industrie locale à plus forte valeur ajoutée.
Dans ce cadre, trois projets industriels sont actuellement à l’étude. Ils visent à transformer sur place jusqu’à 700 000 tonnes de minerai par an d’ici à la fin de 2031, afin de renforcer la chaîne de valeur des métaux critiques indispensables à la transition énergétique.
Principal acteur du secteur au Gabon, le groupe français Eramet, via sa filiale Comilog, a extrait plus de 7,1 millions de tonnes de manganèse en 2025, principalement destinées à l’industrie sidérurgique mondiale.
L’entreprise souligne toutefois que la concrétisation de ces projets dépendra de leur viabilité économique, notamment de la disponibilité d’un approvisionnement énergétique suffisant, un engagement pris par les autorités gabonaises.
Au-delà du secteur minier, Paris et Libreville ont également signé un accord d’intention sur l’avenir du camp militaire français au Gabon.
Les autorités gabonaises souhaitent récupérer le titre foncier de la base, la rebaptiser et redéfinir la présence française, désormais recentrée sur des missions de formation et d’accompagnement des forces de défense et de sécurité gabonaises.
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