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Virtute et Constantia (Malick Diouf)

Remplacer Aliou Cissé n’a jamais été une tâche aisée. Premier entraîneur à offrir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Sénégal, son héritage colossal posait des attentes élevées. Pape Thiaw, son adjoint promu, était attendu au tournant. Bien qu’il ait remporté le CHAN, il n’avait pas encore conquis l’unanimité des observateurs. La grande interrogation : saurait-il capitaliser sur l’héritage d’Aliou Cissé ?

L’épopée du CHAN : un avant-goût de la grandeur
Le sacre au CHAN fut loin d’être un simple exploit. Privé de ses meilleurs éléments à quelques mois du tournoi, Pape Thiaw a dû reconstruire un effectif compétitif. Malgré ces défis, il a conduit le Sénégal à sa première victoire au CHAN. Le triomphe contre le pays hôte, scellé par une panenka ratée de l’Algérie, est devenu un symbole fort. Pourtant, ce succès fut perçu par certains comme l’œuvre d’un entraîneur chanceux, en dépit des signaux évidents de son génie tactique.

Un contrat aux défis colossaux
Nommé en décembre 2024, Pape Thiaw a accepté un contrat audacieux, presque injuste. Il devait qualifier le Sénégal pour la Coupe du Monde, malgré des éliminatoires déjà entamées où la RDC dominait le groupe. Il devait aussi gagner la CAN et atteindre le deuxième tour de la Coupe du Monde. Des objectifs titanesques qu’il a embrassés avec courage et humilité.

Les hypothèses d’un parcours incertain
Mais que se serait-il passé si Pape Thiaw n’avait pas réussi à remplir ces objectifs ? Si le Sénégal n’avait pas décroché sa qualification pour la coupe du monde, aurait-il eu l’opportunité de conduire l’équipe à la CAN? Et s’il n’avait pas remporté la CAN, aurait-il pu envisager de mener les Lions de la Teranga jusqu’à la Coupe du Monde ? Pourtant, Thiaw a su affronter ces défis avec une résilience remarquable, transformant des hypothèses de doute en certitudes de succès.

Le sacre continental
Le dimanche 18, comme si c’était dans son destin d’affronter en finale le pays hôte, il a réagi en bon meneur d’hommes aux situations rocambolesques qui ont mené à la tentative de panenka manquée par Birahim. Avec brio, l’ancien numéro 18 a orchestré une masterclass tactique menant le Sénégal à sa deuxième étoile. Le narratif aurait été encore plus beau si le but de l’actuel numéro 18 avait été validé. Pape Thiaw est entré dans l’histoire en devenant le premier entraîneur à remporter à la fois le CHAN et la CAN – un exploit gravé à jamais dans la mémoire collective sénégalaise.

Pape Thiaw incarne la vertu et la constance. Son parcours est la preuve que le succès repose non seulement sur le talent, mais aussi sur la résilience face à l’adversité. Il a coché deux cases cruciales de son contrat, inscrivant son nom en lettres d’or dans l’histoire du football sénégalais.

Virtute et Constantia : Le courage de croire, la force de persévérer.

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