Guinée : fin des plaidoiries dans le procès du massacre du 28 septembre 2009

Au terme de six mois d’audiences devant le Tribunal criminel de Dixinn, le deuxième volet du procès des massacres du 28 septembre 2009 s’est achevé par les plaidoiries finales. Le colonel Bienvenu Lamah, poursuivi pour de multiples chefs d’accusation, connaîtra le 29 juillet 2026 la décision de la justice guinéenne.Après la clôture des débats, la justice guinéenne a mis en délibéré le sort du colonel Bienvenu Lamah, jugé dans le cadre du deuxième volet du procès des événements du Massacre du 28 septembre 2009.Ouvert en janvier 2026 devant le Tribunal criminel de Dixinn, relevant de Tribunal criminel de Dixinn, le procès s’est étendu sur six mois et a porté sur de lourdes charges : complicité d’abus d’autorité, meurtre, assassinat, viol, coups et blessures volontaires, vol à main armée, enlèvement et séquestration, entrave aux mesures d’assistance et omission de porter secours.Selon l’accusation, les faits s’inscrivent dans la chaîne de commandement de la répression sanglante attribuée à la junte de Moussa Dadis Camara, qui avait déjà été condamné lors du premier volet du procès pour crimes contre l’humanité.Le ministère public a requis dix ans de réclusion criminelle, dont cinq ans de sûreté, et a sollicité la requalification des faits en crimes contre l’humanité. Une position partagée par les parties civiles, qui réclament également des réparations financières individuelles et collectives en faveur des victimes.La défense, en revanche, a plaidé l’acquittement, contestant toute responsabilité opérationnelle du colonel Lamah au camp de Kaléyah au moment des faits et estimant qu’aucun élément matériel ne démontre son implication dans les exactions. Elle dénonce un « acharnement » judiciaire.Dans sa dernière déclaration, l’accusé a réaffirmé son innocence et dit sa confiance en la justice, exhortant le tribunal à « dire la vérité ». Le parquet a toutefois soutenu que le camp de Kaléyah aurait servi de point de départ aux unités militaires impliquées dans la répression.L’affaire a été mise en délibéré. Le jugement est attendu le 29 juillet 2026, une échéance décisive pour ce procès emblématique des violences de 2009 en Guinée.

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