Photo d'archives : Vue d'un panneau COP27 sur la route menant à la zone de conférence dans la station balnéaire égyptienne de Sharm el-Sheikh, sur la mer Rouge. /Photo prise le 20 octobre 2022/REUTERS/Sayed Sheasha

Cop27 : des dizaines de militants arrêtés à Charm-el-Cheikh

Alors que la conférence internationale sur le climat Cop27 a démarré dimanche en Egypte, des dizaines de personnes ayant appelé à des manifestations ont été arrêtées par les autorités égyptiennes.

L’ONG Human Rights Watch (HRW), spécialisée dans le suivi de la situation humanitaire internationale, a dénoncé ces interpellations qui restreignent leur droit de protester en marge du sommet climatique dans la station touristique de Sharm el Sheikh.

Les autorités y ont ordonné l’installation de caméras dans tous les taxis de la région afin que les agences de sécurité puissent surveiller les passagers et les chauffeurs, et ont mis en place un processus d’enregistrement « indûment complexe » destiné, selon HRW, à limiter la participation du public au sommet.

Pour Adam Coogle, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, « il est clair que le gouvernement égyptien » dirigé par l’ancien militaire putschiste Abdelfatá al Sisi « n’a aucune intention d’assouplir ses mesures de sécurité abusives ou de permettre la liberté d’expression ou de réunion ».

Parmi les arrestations, HRW souligne celle du militant indien pour le changement climatique Ajit Rajagopal alors qu’il s’apprêtait à entreprendre une marche de huit jours du Caire à Sharm el-Sheikh. Rajagopal a été libéré le lendemain après des critiques internationales.

HRW rappelle également que le gouvernement égyptien demande à tous les participants de télécharger une application qui collecte des informations personnelles et nécessite l’accès à la caméra, au microphone et au service de localisation du téléphone portable. « Beaucoup de données », note le groupe, « qui suscitent des inquiétudes quant au droit à la vie privée des participants. »

L’ONG rappelle que le droit international garantit à chacun le droit à une participation libre, active et significative aux affaires publiques aux niveaux international, national, régional et local. Le droit à la participation, ajoute-t-elle, est inextricablement lié à d’autres droits de l’homme tels que le droit de réunion et d’association pacifique et la liberté d’expression.

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