Libreville : une semaine sur le climat pour préparer la COP27

Lundi, à l’ouverture des travaux de la Semaine africaine du climat (ACW), devant un panel de personnalités et d’experts venus d’une soixantaine de pays d’Afrique et du reste du monde, le président gabonais Ali Bongo, a exprimé sa déception de voir les intérêts souverains des Etats prendre le dessus sur la problématique du réchauffement climatique qui est d’un intérêt général.

Il en a profité pour faire le bilan des réformes qui ont permis au Gabon de jeter les bases d’une économie à faible émission de carbone. «Nous pouvons et devons être fiers des résultats obtenus. Nos efforts ont contribué à élaborer des solutions basées sur la nature afin de répondre de manière efficace à ce fléau qu’est le changement climatique», s’est réjoui le chef de l’Etat gabonais.

Bongo a indiqué, au passage, que depuis la fin du sommet de Copenhague (COP15), le Gabon a absorbé plus d’un milliard de tonnes de dioxyde de carbone, atteignant ainsi l’objectif de neutralité carbone fixé par la COP de Paris en 2015. Le pays est ainsi depuis quelques années un modèle de la lutte contre les effets néfastes du changement climatique.

Egalement un exemple à l’échelle continentale, le Maroc a rehaussé son ambition de réduction de gaz à effet de serre de 4,5%. Une action inspirée par la vision éclairée du roi Mohammed VI. L’expertise du Royaume, basée sur les énergies renouvelables, a été exposée par la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Bénali, lors des exposés du début de l’AWC.

«Comme vous le savez, le secteur des énergies renouvelables est devenu un secteur porteur de richesses au Maroc. Et au cours des deux dernières décennies, nous avons énormément investi en capital humain et en capital financier, mais également dans le cadre législatif, parce que nous voulons atteindre la barre de 52% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030», a-t-elle déclaré dans son discours.

L’AWC comprend également une action hub pour partager les actions en cours afin de réduire les impacts climatiques et de construire des communautés résilientes. «L’enjeu, c’est de fixer le cap sur la route de la COP27 qui se tiendra en Egypte en novembre prochain. Une COP que nous souhaitons vraiment être celle des peuples. L’idée derrière, c’est de se saisir de l’enjeu sur l’adaptation puisque les promesses de financement depuis Copenhague n’ont pas été au rendez-vous», a indiqué Nicaise Moulombi, président exécutif du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSEVAC).

Transcender les clivages et dépasser le principe de souveraineté des Etats pour une position commune du continent sur la justice climatique, tels semblent être les défis des acteurs réunis à Libreville jusqu’au vendredi 2 septembre.

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